(04/05) Aude: le moustique tigre fait déjà son nid

Pour sa sixième publication annuelle, Vigilance-Moustiques a placé toute la région Occitanie en vigilance rouge au moustique tigre. L’insecte originaire d’Asie du sud-est s’est merveilleusement acclimaté à nos latitudes. Et il devrait connaître une saison 2019 prospère…

Comme près de 70 % du territoire national, les treize départements d’Occitanie (Pyrénées-Orientales, Aude, Ariège, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Tarn, et Tarn-et-Garonne) apparaissent donc en rouge sur la carte de France du moustique tigre. L’Hexagone ne compte d’ailleurs plus de département en vert où, jusqu’à cette année, il n’y avait "rien à déclarer", notent les experts de Vigilance-Moustiques.



Considéré comme "implanté et actif" en région Occitanie, le moustique tigre est aussi arrivé en avance cette année, dès le mois de février. Une précocité certaine, due à un hiver doux, alors que la Direction générale de la Santé n’a lancé son Plan anti-dissémination d’arboviroses qu’hier, 1er mai. Les arboviroses sont des maladies virales dues à des piqûres comme le chikungunya ou la dengue dont un cas a été détecté dans le Gard à l’été 2015.

Selon les relevés de l’EID (l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen), les zones les plus proches du littoral catalan, audois, héraultais et gardois sont ainsi celles où la concentration en moustiques tigres est la plus élevée avec des centaines de « communes colonisées ».

Facilement reconnaissable aux rayures blanches présentes sur ses pattes et son abdomen noirs, le moustique tigre est « plus petit qu’une pièce d’un centime d’euro », précise Vigilance-Moustiques. Petit mais costaud puisqu’il a la faculté de s’adapter excessivement vite à de nouveaux environnements.

Espèce particulièrement agressive, qui pique le jour, surtout à l’aube et au crépuscule, le moustique tigre est attiré par les « gites larvaires accidentels que lui propose l’environnement urbain et péri-urbain : coupelles sous les pots de fleurs, arrosoirs, vieux pneus, gouttières bouchées, etc…

La meilleure solution pour s’en prémunir est de vider toutes ces petites « retenues d’eau » ou de les renouveler au moins une fois par semaine ». Car la femelle pond ses œufs à la périphérie immédiate de ces points d’eau. Ils éclosent ensuite rapidement au contact de cette eau. Attention, la période d’éclosion se situe... « au milieu du printemps », précise l’EID.