(10/07) Quarante gendarmes mobilisés pour identifier un suspect

Meurtre d'Estagel : quarante gendarmes mobilisés à temps complet sur l’enquête

Aucun suspect n’a encore été identifié, ni personne interpellé à ce jour alors que quarante gendarmes sont mobilisés à temps complet sur l' affaire de la jeune fille retrouvée assassinée par un visiteur dans le cimetière de la commune d' Estagel dans les P.O.



Sous la direction de la section de recherches de Montpellier le site a été aussitôt "gelé", les accès au cimetière interdits afin de préserver de manière maximale la scène de crime mais surtout les éventuels indices scientifiques qui pouvaient être récupérés et utilisés dans le cadre de l’enquête. Dans la foulée, la cellule d’identification criminelle et numérique (CIC) s’est déplacée avec trois techniciens qui ont travaillé plus de 8 heures sur l’ensemble du cimetière et ses abords.



Près d’une centaine d’auditions ont ainsi déjà été effectuées. Les investigations se poursuivent activement, notamment pour reconstituer la chronologie de cette soirée tragique de samedi et plus particulièrement l’emploi du temps de la jeune fille.

"Ce n’est pas encore défini. Cela est en train d’être précisé, ajoute le lieutenant-colonel Stéphan Rudelle", commandant en second de la Section de recherches.


Seule certitude : les gendarmes ont été prévenus samedi à 3 heures de la disparition de Prescillia. 7 minutes plus tard, il a été décidé d’engager une patrouille.

À 3 h 48, les militaires de la gendarmerie de Saint-Paul-de-Fenouillet étaient sur place. Ils sont restés jusqu’à 5 h 13 sur les premières recherches. "Au vu de la confusion sur l’agenda de cette jeune fille, sur la première partie de soirée, à ce moment-là, il n’y a pas de caractère inquiétant à cette disparition. On l’a vue, on l’a plus vue, on l’a revue… "


L’enquête vise aussi à détailler l’environnement, le passé et la personnalité de la victime qui n’était pas scolarisée et qui était suivie par une éducatrice. "Ça peut déclencher très rapidement comme ça peut durer des mois, confient les enquêteurs. On peut tout imaginer. Mais il ne faut se laisser aller à un sentiment ou à une intuition, il faut travailler avec méthode. "