(20/03) Gilets jaunes : condamné pour racket au péage de Carcassonne


« Ici c’est la France, tu payes 100 € et tu te gares là-bas ! » perçoit-on sur l’enregistrement sonore.

Un autre chauffeur-routier appelle alors la police, qui trouve vite l’auteur de cette "tentative d’extorsion par violence, menace ou contrainte" et le place en garde à vue. Le trentenaire reconnaît les faits.



Devant les juges il répète plusieurs fois qu’il n’a rien à voir avec le mouvement des Gilets jaunes, qu’il travaille dans les travaux publics et qu’il possède donc un tel gilet. « Mais ce n’est pas ce qui vous est reproché, et encore heureux » s’empresse de rappeler le procureur de la République.


«A plusieurs reprises vous lui demandez de l’argent...» relance la présidente Céline Fleury. «


J’ai essayé de lui expliquer ce que les Gilets jaunes lui disaient, j’ai essayé de faire le médiateur, de traduire, parce que ça vociférait de partout » -

« Mais vous lui avez tout de même dit que ça correspondait à l’argent qu’il avait économisé sur les péages (ouverts par les Gilets jaunes à cette période, Ndlr), sur l’enregistrement de près de 3 minutes on vous entend réclamer de l’argent ! »


Le prévenu reste silencieux, puis explique qu’il aurait mieux fait de ne pas se trouver là. « Il était avec les mauvaises personnes au mauvais moment », déclarera son avocate qui se demande pourquoi « aucune autre personne présente ce soir-là n’a été convoquée ou même auditionnée en décembre ».


Le ministère public avait requis, vu « le contexte particulier » une amende de 500 €. Le prévenu sera condamné à une amende de 500 € dont 250 € avec sursis. Donc à 250 € ramenés à 200 € après une ristourne de 20 % si l’amende est réglée dans le mois.