(26/03) Rennes le Château: la nouvelle tête de la statue profanée d' Asmodée présentée au public.

Le dimanche 23 avril 2017, jour du premier tour d' élection présidentielle, une attaque "terroriste" allait marquer à jamais la petite commune de Rennes-le-Château perchée sur les hauteurs en Haute-Vallée du département de l' Aude.

Une jeune femme vêtue d'une longue cape blanche et d'un masque vénitien avait fracassé à la hache au petit matin la statue du diable rouge d' Asmodée qui soutient le célèbre bénitier de l'église.




À coup de hache, elle l'a délesté de sa tête et de ses bras, avant de s'en prendre au bas-relief de l'autel .

Marie-Madeleine aura elle aussi perdu la tête dans cette affaire. Pour la fautive, son geste venait répondre "aux bombardements de l'Occident en Syrie". Elle a posé un coran au pied du diable Asmodée.




" Les croyants comme les non-croyants sont attachés à leur diable, tout comme à leur église", expliquait Gilles Séménou, le curé de la paroisse. À l'église, les visiteurs ne comprennent pas ce geste. Pire, "c'est une profanation" selon cette touriste venue tout spécialement de l'Île de France.

Interpellée peu de temps après les faits, la responsable de l' acte de profanation avait été internée dans un établissement psychiatrique avant d' être entendue par les officiers judiciaires.

Mais à la mairie, pas question de lambiner. "Nous avions déjà contacté l'architecte des Monuments de France, et nous échangeons avec les services du Château de Versailles et du musée du Louvres." Alexandre Painco, le maire de la commune

C' est désormais chose faite avec la restauration totale réalisée en deux temps par Valérie Bazillier pour la reconstruction d'après photos (du 1er diable) et le restaurateur d' art Midoux qui a fini à temps la "peinture" avant l' ouverture au public de ce samedi 23 mars 2019.

Un coût estimé à près de 17 000 € d' après les chiffres du maire Alexandre Painco qui a pu bénéficier de l' intervention de nombreux donateurs et l' aide des institutions compétentes pour mener à bien la difficile mais réussie réfection des œuvres endommagées.